Ombres portées

Le phénomène d’ombre portée se produit lorsque le soleil se situe derrière une éolienne en rotation. Ce phénomène est erronément appelé ‘effet stroboscopique’ puisque la fréquence de défilement de l’ombre des pales est suffisamment basse pour permettre à la rétine de s’adapter. A certains moments de la journée, l’ombre des pales est projetée sur le sol ou dans les habitations, ce qui peut créer une gêne visuelle pour les riverains. Le phénomène dépend de nombreux éléments qui sont rarement tous réunis en même temps. Il se produira seulement si la lumière est directe et non pas diffuse, si les pales sont en rotation et si le soleil est à la fois dans l’axe de rotation des pales et orienté vers les fenêtres des habitations. La fréquence d’apparition de ces effets est donc faible.

D’autre part, la perception dynamique du phénomène d’ombre portée sur les axes de transport routier peut, quant à lui, être considéré comme totalement négligeable vu la faible vitesse de rotation des pales et la vitesse propre du véhicule concerné.

Une norme définit en Wallonie le seuil maximum d’exposition aux ombres portées des éoliennes à 30 heures par an et 30 minutes par jour par temps clair.

Pour limiter la gêne des riverains, des améliorations ont été apportées à la conception des éoliennes et au choix des matériaux. La plupart des éoliennes de nouvelle génération sont maintenant munies d’un revêtement limitant les reflets des rayons du soleil sur les pales. Les installations sont également munies d’un système appelé « shadow-modules » qui permet d’arrêter automatiquement l’éolienne en cas de dépassement de la norme.

Enfin, précisons que les ombres portées ne sont en aucun cas dangereuses pour la santé[1]: les éoliennes tournent à une fréquence trop faible pour avoir un impact sur la santé humaine (entre 0,45 et 1,75 Hz alors que la fréquence connue pour avoir des effets négatifs sur la santé humaine est comprise entre 2,5 et 3 Hz). (Knopper et Ollson, 2011 et Chatham-Kent Public Health Unit, 2008).

[1]Seuls 5% des individus épileptiques (qui représentent 0,5% de la population) pourraient présenter une sensibilité aux effets stroboscopiques (Environment Protection and Heritage Council)