Infrasons

Les infrasons, audibles ou non par l’homme, sont émis à une fréquence comprise entre 1 et 20 Hz. Ils sont omniprésents dans notre environnement et peuvent être naturels (vagues, vent...) ou artificiels (circulation routière, explosion...).

Bien que le débat sur la perception même des infrasons par l’oreille humaine ne soit pas encore tranché par les spécialistes, la majeure partie des rapports scientifiques (notamment l’analyse réalisée par l’Institut de Physique Appliquée de Stuttgart sur les émissions d’infrasons) arrive à la conclusion que les infrasons émis par les éoliennes à une distance de 350 m minimum n’ont pas d’impact direct sur la santé humaine : à un tel niveau, l’oreille n’y serait pas sensible et aucun effet sanitaire lié aux basses fréquences et aux infrasons générés par ces machines n’a pu être observé. (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail, 2008).

Les infrasons émis par les éoliennes ne peuvent pas être à l’origine de maladies vibroacoustiques : ces maladies surviennent après une exposition continue pendant 13 semaines à environ 100 dB à basse fréquence (Colby et al., 2009). Or, l’amplitude des infrasons est déjà inférieure à ce niveau à moins de 100 m d’une éolienne (Ellenbogen et al., 2012). La Wallonie voulant préserver un cadre de vie confortable s'alligne sur les autres pays européens, aucun projet éolien n’est en effet autorisé à moins de 100 m des habitations.

Les infrasons n’ont pas non plus d’effets sur le système vestibulaire (système sensoriel à la base du sens de l’équilibre) : il faudrait que leurs niveaux d’intensité soient « plus de mille fois plus élevés […] pour être seulement audibles, et encore plus de mille fois plus élevés pour qu’apparaissent les discrètes et transitoires réactions vestibulaires » (Chouard, 2006).

A titre de précaution, les nouvelles éoliennes sont conçues aujourd’hui pour produire beaucoup moins d’infrasons que les modèles de première génération (Chatham-Kent Public Health Unit, 2008).